Les vertues de l'aigremoine sont connues depuis la plus haute antiquité. Elle pousse facilement sur les talus et les bordures des chemins.
La maigre grappe à fleurs jaunes de l'aigremoine n'ajoute sans doute rien au bouquet, mais sa haute tige fleurie, récoltée en juin, permet une tisane efficace (3g de feuilles fraîches par tasse) contre les irritations intestinales et, préparée en gargarismes contre les gingivites.
Les feuilles fraîches, directement appliquées sur les plaies, aident à la cicatrisation.
Surnommée le "thé du Nord", le"thé des bois" ou "l'herbe de saint Guillaume", l'aigremoine a été décrite par Pline comme"l'herbe au pouvoir souverain".
Son action astringente et son odeur aromatique agissent contre les troubles chroniques du foie, des reins et de la vessie.
Les herbes guérisseuses : ANIS DOUX
Le fenouil commun prend le nom d'anis ou d'aneth suivant les régions.
Plante parfumée du bassin méditerranéen, il est réputé pour purger l'estomac et augmenter la vue.
Ses tiges charnues se mangent en gratin et le jus de fenouil accompagne la préparation de nombreux poissons du Midi.
Ses feuilles fraîches et hachées, séchées en poudre, se marient à de nombreux plats cuisinés.
Les Grecs le recommandaient aux nourrices pour avoir du lait et aux mal-voyants.
Ses graines, dans le trou des serrures des maisons, renvoyaient les fantômes...sinon les coliques venteuses et les spasmes, une fois préparées en décoction.
La racine en infusion est excellente pour les troubles de la vésicule et l'insuffisance biliaire.
Les herbes guérisseuses : AIL
L'ail nous vient des régions ensoleillées du Proche-Orient et de l'Asie.
Les Egyptiens suspendaient des colliers d'ail autour du cou de leurs enfants.
Hippocrate conseillait de donner de l'ail aux femmes pour savoir si elles n'étaient pas stériles: si elles sentaient l'ail le lendemain, c'est qu'elles pouvaient enfanter!
A côté de ces superstitions, on sait que l'ail a des propriétés remarquables, notamment sur le système circulatoire puisqu'il abaisse la tension et redonne de l'élasticité aux parois des vaisseaux sanguins.
Antiseptique et antibiotique, souvent utilisé jadis pour lutter contre les épidémies, l'ail normalise le taux de cholestérol et est un stimulant de l'organisme.
Les herbes guerisseuses : BOURRACHE
La bourrache se reconnaît par sa tige velue de 50cm de hauteur environ et ses feuilles hérissées de poils des deux côtés.
Ses fleurs, en forme d'étoiles, penchent au bout de la tige avec de curieux coloris, variant du rose au bleu foncé.
Il faut cueillir et faire sécher la plante entière pour l'utilisation en décoction.
Chauffer jusqu'à ébullition 25g de plante séchée dans un litre d'eau et laisser bouillir 3 mn.
Infusez. Cinq tasses par jour guériront les états fébriles en faisant transpirer le malade.
Ses qualités dépuratives et diurétiques sont radicales contre nombre d'affections.
Son goût sucré rappelle bizarrement celui des huîtres.
La décoction à forte dose se prend en fumigation contre les maladies des bronches.
Les herbes guérisseuses : ARNICA DES MONTAGNES
On trouve ce joli "souci" jaune orangé dans les alpages, entre 1200m et 2800m d'altitude, principalement dans les Vosges et dans les Alpes.
Ses surnoms de "quinquina des pauvres","d'herbe aux chutes","d'herbe à éternuer" définissent ses qualités.
Ses feuilles séchées ont longtemps servi de tabac aux montagnards et ses feuilles fraîches écrasées provoquent l'éternuement.
Sa floraison a lieu de juin à août, la récolte des fleurs et des racines au printemps et à l'automne, que l'on met sécher à l'ombre.
Sa tige peut atteindre 40cm de hauteur et ses feuilles, comme celles du plantain, sont opposées.
En compresses diluées, l'essence d'arnica soigne les contusions.
Les herbes guerisseuses : AUBEPINE
L'aubépine a toujours été considérée comme bienfaitrice, face aux puissances du mal.
Les haies d'aubépine, dans les campagnes, sont respectées comme ayant un pouvoir bienfaisant.
L'aubépine des Grecs et des Romains sacre les mariages.
L'aubépine médiévale sert d'arbuste à tout faire: religieux près d'une église, protecteur dans une chambre de mariés,juridique entre deux communes, bienfaitrice pour la santé.
Appelée communément "épine blanche","épine de mai","noble épine", l'aubépine est un tonicardiaque, qui améliore la circulation du sang.
Ses effets en tisane se font sentir après plusieurs mois de traitement.
La décoction des fleurs et des fruits s'utilise en lotion contre la couperose.
L'aubépine est également recommandée contre les troubles et les insomnies de la ménopause.
Les herbes guerisseuses : BASILIC
La merveilleuse odeur du basilic possède tous les raffinements gustatifs de la Méditerranée.
Sans basilic, il n'y aurait ni minestrone ni pistou.Le basilic se place entre la menthe, le thym, le laurier et la sarriette.
Les feuilles du basilic assaisonnent les pâtes, le riz, les tomates et les poissons.
Le basilic nous vient de l'Inde où, déjà, il était considéré comme une plante sacrée.
Il a une action calmante et antispasmodique qui s'ajoute à ses propriétés digestives.
Devant les balcons espagnols, vous voyez souvent un pot de basilic dont l'odeur est réputée éloigner les moustiques.
Vous perdez l'odorat?Faites une poudre de ses séchées et prisez-la comme du tabac.
Vous avez mal à l'oreille?
Le suc des feuilles fraîches agira favorablement.
Les herbes guerisseuses : CHELIDOINE
Cette fragile fleur jaune se trouve sur les bords des chemins de toute l'Europe.
Quatre pétales à l'aspect un peu fripé et aux étamines apparentes, 60cm de hauteur, des tiges velues lui donnent une apparence légèrement désordonnée.
Les fourmis l'adorent, surtout pour ses graines noires.
Comme beaucoup de plantes, la grande chélidoine guérit les maux hépathiques et biliaires.
Son suc jaune est radical contre les verrues, à appliquer en usage externe tous les jours pendant une semaine et uniquement sur la verrue.
Cette particularité lui a valu de s'appeler également "l'herbe à cors".
Il vaut mieux l'utiliser en quantité infinitésimale et en homéopathie, car les doses médicinales de la chélidoine sont très subtiles.
Les herbes guerisseuses : BUIS
Le buis, que l'on trouve communément dans tout le bassin méditerranéen, fut réputé "produit miracle" au XVIIIe siècle.
Le buis fait tomber la fièvre.
Pour faire une bonne décoction, prenez 30g de branche de buis et râpez-les.
Faites-les bouillir dans un litre d'eau et rajoutez du sucre ou du miel, car le goût est très amer.
Les pays du Nord, faute de buis, peuvent préparer une décoction avec du buis séché en doublant la dose de la plante.
Ne faites pas la sieste sous un buis, son odeur entêtante vous empêchera certainement de dormir.
Cet arbuste a également une réputation bénéfique sur le cuir chevelu et les pellicules, grâce à une lotion faite avec 50g de feuilles fraîches hachées jetées dans un litre d'eau froide.
Faites bouillir pendant 15mn.
Filtrez et utilisez en friction.
Attention, les cheveux ont tendance à virer au roux.
Les herbes guerisseuses : CAMOMILLE MATRICAIRE
Cette petite fleur annuelle ressemble un peu à la marguerite.
Mais ses branches très ramifiées et son coeur jaune bombé lui confère un aspect caractéristique dans les champs et sur les talus.
Elle pousse facilement et son odeur douceâtre est reconnaissable jusque dans la tasse de tisane.
Ses propriétés calmantes sont efficaces contre les troubles digestifs et les douleurs menstruelles.
Les bains de camomille ont un effet sédatif en dermatologie et contre les rhumatismes.
Un demi-litre d'eau bouillante sur deux cuillérées à soupe de fleurs séchées feront une excellente infusion.
Une livre de fleurs séchées, et il en faut car elles sont très légères, en infusion dans trois litres d'eau s'ajoute à l'eau de votre bain, une fois filtrée bien sûr.
Les herbes guerisseuses :CAPUCINE
Cette jolie fleur commune de nos jardins a été rapportée des Andes par les Conquistadors.
L'etymologie de"tropaelum majus" vient du mot "trophée" qui fait référence à sa fleur en forme de casque.
Ses surnoms de "cresson des Indes" ou d'Amérique expliquent pourquoi certains cuisiniers français servent les fleurs de capucine en salade ou en décorent leurs plats pour sa couleur appétissante.
Ses graines encore vertes et confites dans du vinaigre peuvent être mangées comme des câpres.
Sa réputation de fleur rajeunissante et aphrodisiaque est-elle méritée?
A vous d'essayer.
Si vous ne voulez pas replanter ses fruits desséchés, écrasez 60g de graines dans un demi-verre d'eau sucrée pour obtenir un purgatif sans effets secondaires.
Les feuilles de la capucine, avec une forte teneur en soufre, sont idéales en macération, pour fortifier les cheveux.
Les herbes guerisseuses : EUCALYPTUS BASALMIQUE
Cet "arbre à la fièvre" a toujours été estimé dans les campagnes de la Méditerranée.
L'eucalyptus, ou gommier bleu de Tasmanie dont il est originaire, est radical contre la grippe.
Ses feuilles, en décoction, dégagent une odeur puissante et bénéfique.
Une inhalation, ou même simplement la vapeur de ses feuilles dans une casserole sur feu doux, exhalent un parfum balsamique efficace contre les microbes.
On l'utilisait autrefois contre la fièvre des marais dans les endroits insalubres.
20g de feuilles dans un litre d'eau et 5 tasses par jour servies en infusion sont radicales contre les états fébriles.
Enfin, si vous avez envie de fumer, les feuilles séchées et roulées de cet arbre remplacent avantageusement la cigarette.
Tous les enfants de Provence vous le diront!
Les herbes guerisseuses : CONSOUDE
La "tout-bonne" consoude est réputée guérir les plaies.
Depuis des siècles, elle cicatrise les blessures et raffermit les fractures.
Son nom latin vient du mot consolidare, consolider.
Pouvant atteindre près d'un mètre de hauteur, la consoude officinale pousse dans les prairies humides, les bois, les fossés et les bords de ruisseaux.
Son implantation se retrouve surtout dans le Nord, jusqu'en Sibérie.
Ses feuilles couvertes de poils rudes, ses petites fleurs, blanches, jaunâtres, violacées ou rose pourpre n'attirent guère le passant.
Sa racine noire est la partie que l'on utilise, fraîche ou séchée.
Laissez macérer 100g de racine coupée en morceaux dans un litre d'eau froide pendant 3 heures.
Trois tasses par jour ou en usage externe en compresse, ont un pouvoir astringent puissant.
Les herbes guerisseuses : EGLANTINE
Les Romains appelaient le rosier sauvage ou églantine, rosa canina, le rosier des chiens.
L'églantine était réputée guérir de la rage.
Son fruit rouge, le cynorrhodon, anime les haies de nos campagne à la fin de l'automne.
Bien mûr, c'est-à-dire un peu mou à la pression des doigts, et après quelques gels, on peut le manger tel quel.
Les duvets du cynorrhodon font office de poil à gratter pour les blagues, mais surtout de vermifuge.
Les qualités des fruits de l'églantine ont valu son surnom de "gratte-cul", comme la beauté de ses fleurs, celui de "rosier de la Vierge".
Récoltez à l'automne les cynorrhodons confits, ouvrez-les par moitié pour en extraire les noyaux et les duvets.
Préparez avec les baies des confitures aux qualités astringentes, avec une livre de fruits pour une livre et demie de sucre dans de l'eau.
Les herbes guerisseuses : EPINE-VINETTE
L'épine-vinette n'est guère aimée des cultivateurs, car elle provoque la rouille des plantes voisines.
Aussi vous ne la trouverez qu'en lisière de forêt ou sur les talus des chemins.
Des petites épines à la base de ses rameaux et ses feuilles en forme de vigne ont valu son surnom au Berberis vulgaris.
Elle est bienfaisante pour les insuffisances du foie et les colliques néphrétiques.
Tige et racine, une fois bouillie, servent de colorant jaune pour le coton, le lin et le bois d'ébénisterie.
C'est la seconde écorce de la tige qui, macérée puis infusée, guérit des troubles hépathiques et digestifs, soulage des calculs des reins.
40g d'écorces en morceaux macérés à froid dans 1 litre d'eau, puis 20mn en infusion: buvez 3 tasses par jour de ce breuvage et vous vous en porterez bien.
Les herbes guerisseuses : FRAMBOISIER
Framboisier du jardin ou framboisier sauvage, ses feuilles ont un goût délicieux en tisane. Récoltez-les et faites-les sécher.
Versez un demi-litre d'eau bouillante sur 3 cuillérées à soupe de feuilles pilées, laissez infuser et filtrer.
Cette tisane dégage un parfum délicieux que l'on peut agrémenter avec un peu de miel.
On peut boire plusieurs fois par jour de cette préparation. Elle guérit des bronchites, régule le transit intestinal et gastrique, est efficace contre les règles douloureuses.
Ses qualités dépuratives sont conseillées également pour l'eczéma.
Sans oublier la saveur de la framboise, considérée par certains gastronomes comme la reine des fruits.
Les herbes guerisseuses : EUPHRAISE
Perdue parmi les fleurs de la prairie, l'euphraise cache ses fleurs blanc violet en forme de gueules, en floraison de juin à octobre.
Les plantes fleuries sont coupées au ras du sol et séchées à l'ombre, en bottes et la tige en l'air.
Elle guérit, depuis le Moyen-Age, les affections des yeux et les rhinites.
C'est la plante consacrée de l'ORL.
En usage externe, deux cuillérées à soupe de plantes séchées et pilées dans un quart de litre d'eau, seront bouillies et infusées.
Ajoutez quelques grains de gros sel pour éviter les larmes.
Cette solution est idéale pour les bains oculaires.
Vous pouvez également mettre quelques fleurs de camomille pour améliorer ses effets.
Les herbes guerisseuses : FENOUIL
Voir "Anis doux"
Les herbes guerisseuses : FICAIRE AUX ETOILES D'OR
Tout le monde connaît cette renonculacée, ou petite chélidoine, qui pousse sur les sols humides.
C'est l'une des premières fleurs, après l'hiver, à épanouir ses pétales jaune vif ressemblant à des étoiles.
Sa modeste hauteur, 10cm environ, et ses feuilles rondes et épaisses, sont reconnaissables dans les lieus où elle pousse souvent en colonies.
Attention, sa tige contient un suc irritant.
Mais ses racines cachent des bulbes blanchâtres, radicaux contre les hémorroïdes en application externe.
Broyez les racines fraîches récoltées au printemps ou à l'automne.
Mélangez avec du beurre.
Faites reposer cette pommade une semaine dans un verre. Réchauffez et passez dans un tissu fin.
Vous aurez ainsi un onguent souverain à appliquer localement.
Les herbes guerisseuses : GUI
Un parasite, le gui?
Peut-être sur les arbres, mais si ses fruits d'hiver ont une réputation toxique, les feuilles servent à préparer une tisane qui régularise la tension artérielle.
Les druides appelaient le gui "la plante qui guérit tous les maux".
Le gui, sur une porte, permet aux fiancées de se voir en rêve, protège le dormeur des cauchemars, redonne la fécondité aux animaux stériles.Les vertus du gui ne se comptent plus.
Véritable tonicardiaque, la tisane de gui se prépare à raison de 2 cuillérées à soupe de feuilles séchées et broyées dans un demi-litre d'eau froide.
Faites macérer durant une journée et filtrez.
Et n'oubliez pas de vous embrasser sous le gui, au nouvel an, cela porte bonheur depuis des siècles!
Les herbes guerisseuses : GENÊT
Landes, forêts de chênes, terrains secs, quoi de plus facile à trouver que le genêt.
Chateaubriand décrivait ses fleurs comme autant de "papillons d'or" sur les landes de Bretagne.
La légende raconte que parmi les fleurs qui s'écartaient devant la Vierge, lors de la fuite en Egypte, seul le genêt resta debout, bien raide.
Il fut condamné à rester ainsi, sur les sols arides, jusqu'à la fin des temps, servant à la fabrication des balais et à la préparation de filtres magiques...
Ses propriétés diurétiques sont maintenant reconnues.
Tonique du coeur, antivenin, le genêt s'est fait pardonner.
Les bergers ont souvent constaté que les brebis, ayant mangé du genêt, résistaient aux morsures de vipères.
La plante entière et fleurie est brûlée, puis réduite en cendres.
60g de cendres sont infusés dans un litre de vin blanc puis filtrés.
Buvez un verre avant les repas contre l'hydropisie et l'engorgement intestinal.
Les herbes guerisseuses : GENEVRIER
Le genévrier, ou Juniperus, pousse facilement sur les terrains calcaires des montagnes.
Il sent bon et pousse très lentement.
Ses baies, le genièvre, étaient utilisées autrefois, selon la "méthode de l'abbé Kneipp", en mangeant progressivement des baies mûres pendant 23 jours.
Il vaut mieux un contrôle médical, car les baies de genièvre peuvent être toxiques pour les reins, et pour la femme enceinte.
Nous préconisons des bains hivernaux délassants.
Faites bouillir 200g de baies mûres, écrasez-les dans un litre d'eau.
Filtrez et ajoutez à votre bain.
L'eau-de-vie de genévrier se fait avec 150g de baies mûres écrasées dans un demi-litre d'alcool à 70°C.
Durant la macération, qui dure deux semaines, agitez trois fois par jour.
Le genièvre, utilisé dans les pays de Nord, est idéal pour un hiver en forme.
Les herbes guerisseuses : GENTIANE JAUNE
La gentiane jaune pousse sur les pâturages calcaires des montagnes des Alpes, du Jura et du Massif Central.On reconnaît sa haute hampe fleurie de près de 1,50m et ses fleurs nichées en bouquet à l'aisselle des feuilles.
Attention, ne confondez pas la gentiane jaune avec sa cousine, le vérâtre toxique...Les fleurs de ce dernier sont blanches et ses feuilles sont alternées.
La gentiane entre dans la composition de nombreux digestifs, dont la Gentiane auvergnate et la Chartreuse des Alpes.
Au IIe siècle avant J.C, elle était déjà considérée comme un digestif puissant, ayant même la réputation de prolonger la vie!
Les herbes guerisseuses : LIN
Ces merveilleux champs de lin aux fleurs bleu clair, qui couvrent les étendues de la Garonne ou de la Normandie, ont encore d'autres qualités.Le lin commun, à la fleur fragile, produit des graines brunes aux effets purgatifs.
Versez un demi-litre d'eau bouillante sur une vingtaine de graines et laissez macérer deux heures.En lotion externe, elle soulage l'eczéma et les prurits.
Dans l'eau du bain, elle a un effet apaisant.
En tisane, avec un peu de miel, elle devient un bon dépuratif à boire entre les repas.
Enfin les graines broyées, mélangées à de l'eau bouillante et à de la farine et étalées sur un linge fin, produisent d'excellents cataplasmes, à appliquer tièdes sur les rhumatismes.
Les herbes guerisseuses : HERBE A ROBERT
Ce géranium sauvage à la minuscule fleur rose, vous l'avez sans doute croisé au bord d'un chemin ou sur un vieux mur.
Le profil de son fruit au long bec effilé dénonce la famille des gérianacées du grec géranos, grue.
La plante, récoltée au moment de la floraison, guérit de nombreux maux: les maladies du ventre, les hémorragies internes, le diabète, les ulcères, grâce à une simple tisane en décoction (50g de plante séchée pour un litre d'eau bouillie).
En usage externe, et plus concentrée, la décoction sert de bains de bouche contre les inflamations et en lotion pour les maux des yeux.
Les feuilles fraîches et pilées sont un excellent cataplasme pour les cicatrices. Elles éloignent même les moustiques.
Les herbes guerisseuses : LAITUE
La laitue ordinaire, ou "herbe des philosophes", possède d'autres vertus que d'être simplement mangée en salade.
Elle a des propriétés sédatives qui facilitent le sommeil mais calment les ardeurs sexuelles.
Les Romains la traitaient de plante tempérant la luxure, les personnes âgées y retrouvaient sommeil et santé.
A vous de choisir, encore qu'il faut en manger beaucoup pour calmer ses ardeurs.
Un grand bol de décoction de laitue, soit une salade bouillie dans un demi-litre d'eau, le soir avant de se coucher, et vous ferez de beaux rêves, avec l'avantage de pouvoir manger les feuilles en salade cuite le lendemain.
Les herbes guerisseuses : LAMIER
Le lamier blanc ne doit pas être confondu avec l'ortie sauvage.Il ne pique pas, et ses fleurs blanches le distingue tout de suite de sa cousine.
La récolte des fleurs se fait de mai à octobre, dans les champs, les jardins et les talus.
Faites-les sécher rapidement.
Versez un demi-litre d'eau bouillante sur 2 cuillérées à soupe de fleurs séchées.
Laissez infuser et filtrez.Quatre tasses de cette tisane chaude par jour vous guériront de la toux et des inflamations gastro-intestinales.
Quelques feuilles fraîches de lamier blanc ajoutées à la salade auront également un effet bénéfique.
Mais attention, ne le confondez pas avec l'ortie qui vous piquerait certainement le palais.Attendez la floraison pour les distinguer.
Les herbes guerisseuses : MARRUBE BLANC
Personne ne remarque le marrube blanc, tant est grande sa discrétion.
Et pourtant il pousse sur tous les talus et les terrains vagues.
Apprenez à reconnaître sa haute tige, ponctuée de feuilles opposées en forme de croix.
D'innombrables petites fleurs blanches y sont nichées, formant une véritable corolle.
De la famille des labiées, le marrube rappelle vaguement l'ortie et la menthe.
Son goût très amer sert contre les affections respiratoires;on l'applique aussi en onguent contre les morsures de chien,ce qui lui a valu son surnom "d'herbe aux crocs".
Un litre d'infusion dans la journée est réputé faire maigrir.
Sur 30g de la plante cueillie en juin-juillet, puis séchée, versez un litre d'eau froide et faites infuser pendant un quart d'heure.
A employer avec modération pour retrouver les contours de sa silhouette.
Les herbes guerisseuses : MARJOLAINE
La marjolaine et l'origan se confondent, la première poussant dans les jardins, la seconde sur les talus.
Elles ont en commun les tiges cassantes, les feuilles ovales, les fleurs violines à l'odeur relevée.
Notons leurs propriétés bénéfiques pour les troubles des nerfs, de l'estomac et des bronches.La marjolaine a tellement de qualités que nous avons retenu surtout son emploi contre les maux de tête.
Faites chauffer au bain-marie, à feu très doux, 100g de plantes fraîches, feuilles et fleurs, dans de l'huile d'olive ou une matière grasse. Filtrez à travers un linge fin et passez délicatement cet onguent, une fois refroidi, en badigeon sur le front et les tempes.
Gardez-en pour les compresses sur le nez (rhumes de cerveau) et pour les massages (rhumatismes).
Les herbes guerisseuses : MARJOLAINE
La marjolaine et l'origan se confondent, la première poussant dans les jardins, la seconde sur les talus.
Elles ont en commun les tiges cassantes, les feuilles ovales, les fleurs violines à l'odeur relevée.
Notons leurs propriétés bénéfiques pour les troubles des nerfs, de l'estomac et des bronches.La marjolaine a tellement de qualités que nous avons retenu surtout son emploi contre les maux de tête.
Faites chauffer au bain-marie, à feu très doux, 100g de plantes fraîches, feuilles et fleurs, dans de l'huile d'olive ou une matière grasse. Filtrez à travers un linge fin et passez délicatement cet onguent, une fois refroidi, en badigeon sur le front et les tempes.
Gardez-en pour les compresses sur le nez (rhumes de cerveau) et pour les massages (rhumatismes).
Les herbes guerisseuses : MARRONNIER
Le marron d'Inde, commun à nos forêts, ne se mange pas, contrairement au fruit du châtaigner souvent appelé à tort "marron".
Originaire d'Asie, le marronnier a des fleurs qui dégagent une odeur pénétrante.
Sa rusticité à toute épreuve et sin port élégant lui ont valu d'être choisi dans nombre de parcs publics,d'alignement de jardin et de cours d'école.
Quel enfant ne se souvient pas avoir ramassé des marrons pour en faire des jouets?
Le marronnier est surtout utilisé par voie externe, car son goût est très amer.
Ramassez les fleurs du marronnier et faites-les sécher aves les feuilles, quelques morceaux d'écorce et de marrons écrasés.
Versez un demi-litre d'eau froide et montez à ébullition. Appliquez cette purée sur les entorses, les blessures, les contusions et recouvrez avec un pansement.
Les herbes guerisseuses : MAUVE SYLVESTRE
La mauve sylvestre aime les lisières des bois et les collines moyennement ensoleillées.
Une tige velue, des fleurs à cinq pétales d'un rose ancien et aux nervures violettes la font reconnaître depuis l'Antiquité.
Grande ou petite, elle possède les mêmes vertus.
Un cataplasme de feuilles et de fleurs amollies rapidement par de l'eau bouillante guérit des irritations de la peau, des gencives ou des piqûres d'abeille.
Son action adoucissante est recommandée contre les coliques gastriques et les diarrhées.
Dans ce cas, la mauve est consommée en tisane, soit un demi-litre d'eau bouillante sur 2 cuillérées à soupe de fleurs séchées.
Cicéron aurait été purgé pour avoir mangé quelques fleurs de mauve dans un ragoût de blettes.
Encore une version latine à traduire!
Les herbes guerisseuses : MELISSE
La mélisse ou "fleur des abeilles" fleurit seulement de juin à août dans les jardins ensoleillés.
Cette plante très discrète se reconnaît par sa haute tige aux feuilles ovales et disposées en forme de croix.
Curieusement, ses minuscules fleurs blanches ou jaunes se cachent au-dessus des feuilles.
Récoltez ces dernières, de préférence fin mai, début juin, avant la floraison.
Faites-les sécher à l'ombre et au frais, sinon l'huile de mélisse s'évaporera de la surface des feuilles.
Versez un demi-litre d'eau bouillante sur 2 cuillérées de fleurs séchées et faites infuser.
Trois tasses dans la journée et 2 tasses le soir avant de se coucher préviendront toute insomnie et vous donneront l'équilibre nécessaire dans la journée.
Les herbes guerisseuses : MENTHE POIVREE
Mentha piperata est l'une des plus recommandée des plantes guérisseuses lorsqu'elle est cultivée en jardin.
Pour un fois, l'espèce civilisée est plus efficace que l'espèce sauvage.
En parfum, dans les sauces, dans le vin, mâchée pour garder l'haleine fraîche, aphrodisiaque en amour, bactéricide: les Grecs et les Romains ont essayé toutes ses vertus.
Hoquets, ballonnements, troubles digestifs? Prenez une tasse de tisane chaude, avec 5 feuilles fraîches ou séchées, sans sucre, aprés chacun des repas.
Un seul inconvénient, celui de vous empêcher de dormir, alors n'en prenez qu'après le déjeuner, ou mélangez avec des fleurs de camomille.
La feuille de menthe fraîche se glisse avec bonheur dans les salades et les fromages blancs.
Les herbes guerisseuses : MILLEPERTUIS
L'"herbe aux mille trous" évoque ses bonnes marraines, les mille fées.
On le trouve à l'état sauvage sur la plupart de nos talus.
Froissez ses fleurs jaunes, il s'en dégage une odeur d'encens. Cela lui valut d'être respiré par les possédés, durant le Moyen-Age pour faire fuir les démons.
La macération de ses fleurs (300g environ) dans un litre d'huile d'olive et un demi-litre de vin blanc durant plusieurs heures, suivi d'une évaporation au bain-marie du vin blanc donne un baume recommandé en compresse pour les plaies, les foulures et les brûlures mal cicatrisées.
L'infusion à raison de 50g de fleurs pour un litre d'eau et trois tasses par jour guérit bien des maladies du système gastrique.
A prendre avec modération.
Les herbes guerisseuses : MUGUET
Surnommé le lis de mai ou des vallées, le muguet est un remède cardiaque très puissant.
L'infusion de ses fleurs ou clochettes des bois, servait autrefois dans les campagnes à soulager les personnes faibles du coeur.
Ses qualités sont réputées dès le XVIe siècle.
Une infusion de 2g de fleurs séchées dans 100g d'eau bouillante, une fois par jour, est souveraine contre les palpitations.
Mais attention, n'en abusez pas, même au 1er mai.
L'aspérule, son cousin des Vosges, est employé depuis longtemps en condiment. Il pousse dans les sous-bois dans la première semaine de mai.
Sa fleur donne son parfum aux gelées du foie gras et à un vin digestif très prisé dans l'Est, une fois macéré.
Les herbes guerisseuses : NOYER
La noix bien connue de Juglans regia était appelée le "gland de Jupiter" par les Anciens.
Tonique, reconstituant, dépuratif, désinfectant ne sont pas les moindres des qualités de cet arbre venu de Perse.
Ce sont les feuilles qui, récoltées à la mi-juillet et séchées au frais, s'emploient en décoction.
Bien utilisée, la décoction est un excellent stimulant chez les enfants en pleine croissance.
Versez un demi-litre d'eau bouillante sur 2 cuillérées à soupe de feuilles séchées.
Laissez infuser et filtrez.
Quatre tasses par jour vous apporteront tout le tonus désiré.
Cette même décoction, en utilisation concentrée et en usage externe, guérit en bains les engelures et les affections de la peau.
Les herbes guerisseuses : OIGNON
L'oignon nous vient-il d'Egypte?
Il a sans doute beaucoup voyagé dans tous les pays d'Europe et d'Asie, où ses effets bactéricides servaient contre la peste et le choléra.
De sa réputation aphrodisiaque vient cette coutume de servir une soupe aux oignons en fin de nuit de fête ou aux jeunes mariés lors de leur nuit de noces.
L'oignon cru fait repousser les cheveux et fait maigrir les plus gros...
N'en disons pas plus, son handicap reste l'haleine et les gaz qu'il provoque.
En usage externe, si le coryza vous guette, n'hesitez pas à éplucher un oignon: vous êtes sûr d'être guéri en pleurant.
Frotté cru sur le front, il fait disparaître les migraines.
Les herbes guerisseuses : OREILLE DE SAINT CLOUD
C'est le surnom, avec celui d'"herbe à bonhomme" et de "grand chandelier" que l'on donne au bouillon blanc.
Sa hampe peut dépasser deux mètres de hauteur, ce qui le rend facile à reconnaître le long des chemins et sur les terrains caillouteux exposés au soleil.
Il fleurit en été, avec des fleurs jaunes serrées les unes contre les autres.
Les feuilles sont d'un gris blanchâtre, couvertes de poils laineux qui expliquent le nom donné au bouillon blanc.
Elle guérit aussi bien les bronches que "les chevaux poussifs" d'après Pline...
Les fleurs en voie d'épanouissement doivent être récoltées par temps sec, puis séchées.
3g pour 100g d'eau dans une infusion, trois à quatre fois par jour, guériront votre toux et vos rhumes, avec douceur.
Les herbes guerisseuses : ORME
L'orme est en voie de disparition et c'est regrettable.
Au Moyen-Age, cet arbre sacré ornait la place du village devant l'église, emblème de la justice féodale.
Il en reste quelques exemplaires en France.
Son écorce gris foncé possède des propriétés inégalées contre les maladies de la peau.
Encore faut-il trouver un jeune orme de deux ans et récolter sa seconde écorce au printemps puis la sécher rapidement au soleil.
Elle est bien précieuse.
Versez ensuite un litre d'eau bouillante sur 100g d'écorce hachée.
Appliquez plusieurs fois sur les parties à traiter: acné, furoncles, prurits, eczéma, dartres, psoriasis.
Le traitement peut s'accompagner d'une tisane plus légère avec 40g d'écorce, à boire 3 fois par jour avant les repas.
Les herbes guerisseuses : OSEILLE SAUVAGE
Tous les randonneurs connaissent cette plante qui pousse facilement dans les prairies, autour des cabanes de berger.
Le Rumex ou oseille des montagnes croît à partir de 500m, dans les montagnes dites "à vaches".
Son etymologie française d'"oxalis", du grec oxus, signifiant acide, explique son goût et son odeur, lorsque vous froissez ses feuilles pointues entre les doigts.
Ses petites fleurs verdâtres ou rougeâtres se perdent discrètement dans la prairie.
Une fois séchées, elles complètent de beaux bouquets.
Les qualités de l'oseille sauvage se rapprochent de notre oseille des jardins.
Les Norvégiens, dans les vallées montagnardes, mangent leurs feuilles bouillies dans du lait ou encore dans des omelettes.
Le suc des feuilles hachées est également bénéfique sur les piqûres d'insectes.
Les herbes guerisseuses : PAQUERETTE
Petite fleur modeste, laBellis perennis appelée "petite marguerite", fleurit à Pâques, ce qui lui vaut son second surnom de "fleur de Pâques".
Plante vulnéraire réputée en homéopathie, elle pousse sur les sols acides qui manquent de chaux.
Elle nettoie le sang au sortir de l'hiver.
Les feuilles fraîches seront lavées, surtout celles cueillies dans les terrains fréquentés.
En les mâchant, vous guérissez les aphtes des gencives, en infusion, elles sont bénéfiques pour l'hypertension artérielle;en macération dans du vin blanc, elles guérissent des maux de tête...à condition de suivre la bonne recette:2 poignées de fleurs et de feuilles dans un litre de vin, à boire chaque matin...en petite quantité!
Les herbes guerisseuses : PERSIL
Autrefois, la mode n'était pas aux taches de rousseur.
Peau blanche sans défauts était de rigueur.
La feuille fraîche en infusion, à raison de 20g pour un demi-litre d'eau bouillante, se boit en petites gorgées tout au long de la journée.
Grâce à elle, vous n'aurez plus de problèmes de digestion ou de circulation sanguine.
Le lendemain, le reste de la tisane servira en lotion sur le visage: vos taches de rousseur disparaîtront peu à peu et votre teint s'éclaircira.
Le reste du bouquet de persil sera utilisé en cuisine.
Les herbes guerisseuses : PISSENLIT
Le pissenlit pousse partout. Il croît à toutes les altitudes et n'importe où.
Cette plante vivace à racine charnue possède des vertus diurétiques, ce qui lui vaut son surnom à la Renaissance.
Surnommé également "dent de lion" pour la forme de ses feuilles très découpées, le pissenlit envahit de ses racines le sous-sol des prairies, au grand désespoir du jardinier.
Sa fleur jaune d'or se transforme en fruit, aigrette claire qui s'éparpille au moindre souffle.
Ce symbole célèbre illustre la devise d'un dictionnaire bien connu:"Je sème à tout vent".
Les jeunes pousses de cette plante vivace sont appréciées en salades dans de très nombreuses régions.
Des vitamines A,B,C et E enrichissent ses feuilles.
Les capitules se préparent en miel ou "cramaillote" ou en vin de pissenlit.
Les herbes guerisseuses : PLANTAIN
Sa drôle de petite houppe plumée vous caresse les chevilles lorsque vous marchez sur les sentiers de l'été.
Cette plante vivace pousse partout, au grand regret des jardiniers.
Le plantain fleurit de mai à septembre et ses feuilles se récoltent à la même époque.
Si vous êtes piqué par un moustique ou tout autre insecte fréquent sur les chemins des vacances, écrasez des feuilles fraîches pour en exprimer les sucs amers, les tanins et l'acide silicique puis appliquez-les sur les plaies.
Faites un pansement que vous recouvrez.
Renouvelez quatre fois par jour, vous verrez votre soulagement.
Ses nombreuses vertus ont valu au plantain les surnoms de "pain de crapaud, "herbe aux puces" et tout simplement "herbe de saint Joseph".
Les herbes guerisseuses : POTENTILLE
"Herbe aux cochons","herbe aux oies", la potentille pousse dans les prés humides.
On confond souvent avec le bouton d'or cette plante fragile aux 4 pétales d'or qui fleurit de mai à septembre.
Les feuilles palmées sont groupées en rosette autour de la tige.
Ce sont les racines qu'il faut récolter en été et faire sécher en les coupant par moitié.
Ne vous inquiétez pas si elles rougissent.
Un demi-litre d'eau froide sur 3 cuillérées à soupe de racines séchées puis bouillies, 4 tasses âr jour, et voici une tisane astringente et anti-inflammatoire.
Ses soeurs, l'ansérine, la quintefeuille et la tormentille, possèdent les mêmes propriétés à des degrés différents.
Les herbes guerisseuses : RADIS
Le "raifort sauvage" est très prisé des gens du Nord.
Surnommé "moutarde des Allemands" et "cran des Anglais", le radis, rose ou noir, a toutes les qualités.
Un radis rose tous les matins, vous évitera la coqueluche et l'urticaire. Un radis noir hors des repas possède toutes les vertus contre les maladies du foie et du sang.
En pharmacie, l'extrait de radis noir ou "raphanus", vendu dans le commerce, est radical contre les coliques hépatiques.
Son cousin le raifort à la saveur prononcée, remplace la moutarde dans nombre de pays anglo-saxons.
Dans tous les cas, il est conseillé de manger le radis sans sel et de le râper pour en exprimer le suc.
A déconseiller chez les insuffisants rénaux.
Les herbes guerisseuses : RHUBARBE
Les feuilles ornementales de la rhubarbe sont moins appréciées que les tiges bénéfiques de cette plante.
Elle est cultivée dans les potagers et les jardins pour son caractère ornemental et gustatif.
Surnommée la "racine barbare" ou "rhabarbarum", elle nous vient de Chine.
Seule sa tige est comestible et facilite la digestion. Elle est réputée purger les maladies du foie, fortifier l'estomac.
Elle est également connue pour rétablir les fibres intestinales relâchées.
La racine se récolte en automne.
Ses morceaux, une fois enfilés sur un fil dans un endroit sec, en infusion dans un verre avant les repas, sont recommandés pour les maux biliaires.
Pour ces nombreuses raison, bien des potagers français comptent toujours un plant de rhubarbe, même s'il est très envahissant.
Les herbes guerisseuses : SAPONAIRE
La saponaire ou "herbe au savon" porte bien son nom. Elle nettoie tout. Elle se récolte pendant la floraison. Vous pouvez les faire sécher au four à thermostat moyen.
Après les avoir nettoyées, mettez-les à bouillir avec votre linge, la saponine dont elles sont empreintes remet les fibres du linge à l'état naturel et fixe les teintures.
Sa décoction est recommandée contre les maladies de la peau, les traumatismes et les troubles du foie, à condition de ne pas dépasser 50g pour un litre d'eau.
Nous préférons son pouvoir externe et nettoyant d'"herbe à foulon".
Les herbes guérisseuses : SAUGE
Thé de la France, de la Grèce ou de la Provence, la sauge officinale a beaucoup de qualités.
Elle sauve et guérit, comme l'explique son étymologie latine salvia.
Les Romains la respectaient au point de la récolter avec ferveur, sans outils de fer, en tunique blanche et les pieds nus.
Les femmes stériles enfantaient sans problème en ingurgitant du jus de sauge avant de fréquenter leur mari...Toutes les autres vertus lui sont attribuées.
Elle favorise ainsi la croissance des enfants, la circulation sanguine, le système cardiaque, les nerfs, les rhumatismes et la digestion.
Par exemple, avant un plat délicieux mais redouté pour sa lourdeur, mâchez quelques feuilles de sauge fraîche, et tout se passera bien... Un plant de sauge sur votre balcon ou au jardin est fortement recommandé pour le bien-être.
Les herbes guérisseuses : SOUCIS
Calendula est considéré comme l'antiseptique homéopathique par excellence.
La fleur jaune ou orange des soucis fleurit dans les jardins, tard en hiver.
Ils forment de très beaux bouquets, parfois dépréciés pour leur facilité à croître un peu partout.
Récoltez la fleur entière qui s'épanouit régulièrement.
Hachez les fleurs fraîches et pressez leur jus.
Appliquez sur les contusions, les ecchymoses, les hématomes, les verrues et les varices. Coups et blessures disparaissent peu à peu grâce aux propriétés cicatrisantes du souci, très voisines de celles de l'arnica.
Un demi-litre d'eau bouillante sur 2 cuillérées à soupe de plantes séchées puis infusées à raison de 3 tasses par jour, et vous voilà également en voie de guérison des douleurs gastroduodénales et des maux de la circulation sanguine.
Les herbes guérisseuses : VALERIANE
La grappe blanche de la valériane officinale ressemble étrangement à la fleur de carotte ou à la ciguë, ne les confondez pas.
Elle atteint un mètre de hauteur et pousse en terrain humide et forestier.
Les feuilles découpées et les fleurs blanc-violet de mai à septembre sont difficilement reconnaissables.
Ce sont les racines que l'on récolte en automne.
Incisez-les en différents endroits pour les faire sécher.
Coupée en morceaux, la racine peut être ajoutée aux aliments pour combattre le stress et la névrose.
Un quart de litre d'eau bouillante sur une cuillérée à soupe de racines séchées en morceaux feront une infusion parfaite pour réapprendre la tranquillité.
De même cette solution, plus concentrée et mélangée dans le bain, vous fera voir la vie en rose.